...mars 1822 dune loi sur lautorisation pralable, la censure et le dlit de tendance concept qui permet tout type dinterdiction, et enfin par le rle de lglise dans lencadrement des masses notamment dans lenseignement.Face à ce pouvoir coercitif, lopposition librale, marginalise et semi-clandestine, est rduite à organiser des conspirations. Ainsi, la Charbonnerie, importante socit secràte, prpare un certain nombre de complots, qui sont tous djous. Lopposition se trouve plus spolie encore lorsque, succdant à LouisXVIII en 1824, CharlesX qui jouit initialement dun grand prestige auprs du peuple confirme lorientation ultra.Encourags par la prsence sur le trne dun souverain stant fait sacrer 1825 et revendiquant lintgrit du pouvoir royal, le comte de Villle et les ultras reviennent sur les principes de la France nouvelle que LouisXVIII avait prudemment prservs. Lalliance du trne et de lautel triomphe. Les Jsuites, chasss du territoire en 1764, rentrent en France. A partir davril 1825, les vols dans les glises, les profanations, le manque de respect dq à un roi de droit divin sont punis de travaux forcs, voire de peine de mort. Enfin, la promulgation de la loi sur le milliard des migrs indigne l opinion du fait de l norme ponction faite sur le Trsor public pour ddommager quelque 50000personnes.2.2.De l affirmation politique au dchainement de l opposition Ds 1826-1827, des manifestations de mcontentement tmoignent de l hostilit de l opinion U l gard de la politique conservatrice de CharlesX et du comte de Villle. Contre eux se dressent les libraux et les constitutionnels, mais galement une petite fraction des ultras.Exaspr par les diatribes qui le touchent, Villle multiplie les erreurs conspu par la Garde nationale aprs sa dissolution 29avril 1827 et attaqu par les libraux qui font chouer une proposition de loi restrictive sur la presse 17avril 1827, il fait dissoudre la Chambre des dputs le 5novembre puis, faute davoir obtenu la majorit au scrutin des 17-24novembre, il dmissionne.Quoiqu chaud, CharlesX refuse tout compromis entre les aspirations des ultras et la monte en puissance de la bourgeoisie librale. Aprs l intermde prolong du ministre Martignac janvier 1828-aoqt 1829 et une timide amorce de libralisation sur la presse, le prince de Polignac passe aux Affaires le 8aoqt 1829. Cet migr notoire, ultra entre tous, compose un ministre royaliste extrmiste, d emble impopulaire et brocard par l opposition.Fort de son pass rvolutionnaire, le marquis de LaFayette prend la tte de la critique librale. A l extrme gauche se forme un parti rpublicain sous la conduite de l avocat et journaliste Marrast. Le parti orlaniste, parrain par Talleyrand, s rige en contre et rclame la dchance de CharlesX et l intronisation du duc d Orlans. Tous ces opposants sont publiquement soutenus par les fondateurs du National, Adolphe Thiers, Armand Carrel et Auguste Mignet.La presse censure ne cesse plus ds lors d tre à l avant-garde du combat, jusqu à tre à l origine directe des Trois Glorieuses.3.DE LA CRISE A LA RVOLUTION 3.1.Les ordonnances de Saint-Cloud Avec louverture de la session parlementaire, en mars 1830, la crise semballe. Le 18mars, 221dputs signent une adresse au roi pour dnoncer sa politique voir adresse des 221. On y lit notamment que le concours du gouvernement avec les voeux du peuple constitue la condition indispensable de la marche des affairesiet quesce concours nexiste pas. Plutt que daffronter lopposition, le roi dissout la Chambre le 16mai. Mais sa stratgie choue le 13juillet, lopposition remporte les lections.Refusant de sincliner devant ce verdict, CharlesX fait promulguer les ordonnances dites de Saint-Cloud le 25juillet. Ces quatre textes dcrtent dune part une nouvelle dissolution, mais aussi la suppression complte de la libert de la presse, une rforme lectorale favorable aux gros propritaires fonciers et dfavorable la bourgeoisie industrielle et des mtiers libraux, et enfin une nouvelle chance lectorale.Le dcret sur la presse symbolique du refus douvrir le dialogue et du choix de grer la crise par un coup de force met le feu aux poudres.3.2.Les Trois Glorieuses Le 26juillet 1830, lindignation agite les milieux journalistiques. A linitiative des rdacteurs du National, une ptition est lance et paraphe par quarante-quatre journalistes. Ce dfi fait galement des mules parmi les typographes. A leur tour, ils influencent le milieu ouvrier parisien, excd par le manque de liberts et l absence de reprsentativit politique du rgime. Dans le mme temps, industriels et patrons d ateliers pactisent avec leurs employs. Eux aussi souhaitent obtenir une existence dans l chiquier politique. Librs et encourags, les ouvriers se joignent alors U la foule des meutiers, mene par les imprimeurs. Des tudiants, lasss du carcan moral et religieux dans lequel l enseignement suprieur est enferm, les rejoignent.En rponse, les autorits nomment l impopulaire marchal Marmont au commandement des troupes militaires de Paris. Linsatisfaction qui sensuit favorise lextension de lmeute qui, le 27juillet, devient une relle insurrection, avec la leve en masse des quartiers populaires de lEst et du Nord-Est parisiens....
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